Née en 1983 dans les quartiers Nord de Marseille, Nadia Tighidet est une percussionniste et journaliste de presse écrite (18 ans au quotidien régional La Provence, correspondante pour le magasine Le Point). A priori singulier, son parcours n'en est pas moins logique. Qu'une plume ou un tambour s'invitent entre ses mains, tout est pour elle question de rythme.
Aujourd'hui, Nadia se consacre pleinement à la musique, dans un vocabulaire qui s'interdit toute forme de limite. Si ses premières amours latines la portent d'abord vers les percussions cubaines, la derbouka et le bendir, les peaux de ses racines, s'imposent progressivement dans son jeu. Cette rencontre naturelle en appellera bien d’autres; le rythme reste le rythme, chaque peau promène son histoire et ses complexités sans hiérarchie de style ou d'intention. C'est ainsi qu'une derbuka peut trouver sa place dans un programme de jazz, un alfaia brésilien sur des partitions de chaabi algérien.
Nadia est une femme libre, digne héritière des amazighs puisque c'en est la traduction littérale. Et c'est en femme libre qu'elle embrasse le monde. Il n'y a pas pour elle de musiques savante, sinon qu'ellle le sont toutes. On a pu l'entendre chanter en kabyle aussi bien qu'en corse, espagnol, italien, grec, arabe....
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