Née en 1983 dans les quartiers Nord de Marseille, Nadia Tighidet est une percussionniste et journaliste de presse écrite (18 ans au quotidien régional La Provence, correspondante pour le magasine Le Point). A priori singulier, son parcours n'en est pas moins logique. Qu'une plume ou un tambour s'invitent entre ses mains, tout est pour elle question de rythme.

Aujourd'hui, Nadia se consacre pleinement à la musique, dans un vocabulaire qui s'interdit toute forme de limite. Si ses premières amours latines la portent d'abord vers les percussions cubaines, la derbouka et le bendir, les peaux de ses racines, s'imposent progressivement dans son jeu. Cette rencontre naturelle en appellera bien d’autres; le rythme reste le rythme, chaque peau promène son histoire et ses complexités sans hiérarchie de style ou d'intention. C'est ainsi qu'une derbuka peut trouver sa place dans un programme de jazz, un alfaia brésilien sur des partitions de chaabi algérien.

Sur scène Nadia Tighidet dit vouloir servir la musique et les musiciens, et c'est perceptible. Elle est généreuse, et c'est aussi une présence, et une gestuelle expressive qui nous racontent la musique de l'intérieur, comment elle se construit entre introspection et communication. Elle est à l’écoute, en communion, elle dialogue, radieuse, parle toutes les musiques et son tempo est instinctif, aussi implacable que ludique. Tantôt métronome, tonitruante ou chuchotante, elle nappe ailleurs de ses virgules discrètes les espaces musicaux les plus variés.

Nadia Tighidet s'illustre dans une  dizaine de formations régulières en France et à l'étranger. Elle est aussi sollicitée sur des événements plus ponctuels comme les victoires du Jazz 2025, dans le big band du compositeur, arrangeur et flûtiste Christophe Dal Sasso, ou encore le Raï Nation 2 à l'Adidas Arena Paris; le festival international de Percussions auprès de Miniño Garay...

 

Nadia est une femme libre, digne héritière des amazighs puisque c'en est la traduction littérale. Et c'est en femme libre qu'elle embrasse le monde. Il n'y a pas pour elle de musiques savante, sinon qu'ellle le sont toutes. On a pu l'entendre chanter en kabyle aussi bien qu'en corse, espagnol, italien, grec, arabe....

Créez votre propre site internet avec Webador